Le président Soudanais et le CPI

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Le président Soudanais et le CPI

Message  setamir le Mar 15 Juil - 14:21

La libre Belgique

Béchir répond au CPI en dansant
AFP
Mis en ligne le 15/07/2008

Assis sur une haute estrade dans l'immense Hall de l'Amitié construit par les Chinois à Khartoum, le président soudanais a été reçu par les vivats de 500 fidèles et des hauts représentants de l'Etat.
Le président soudanais Omar el-Béchir a dansé, levé sa canne vers le ciel en signe de joie et lancé des "Allah est grand" au cours de sa première apparition publique depuis la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de le poursuivre pour génocide au Darfour. Quelques heures après avoir été désigné par le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, comme suspect de génocide au Darfour, M. Béchir, qui participait à une cérémonie de ratification d'une nouvelle loi électorale, a voulu faire passer un message clair à la communauté internationale: au Soudan les affaires continuent.

Assis sur une haute estrade dans l'immense Hall de l'Amitié construit par les Chinois à Khartoum, le président soudanais a été reçu par les vivats de 500 fidèles et des hauts représentants de l'Etat.

Accompagné par le vice-président Ali Osman Taha et le premier vice-président Salva Kiir, dirigeant de la région semi-autonome du Sud, il a écouté des discours sur l'unité nationale devant un parterre de représentants du Nord, d'anciens rebelles du Sud et des anciens combattants de l'Est. De nombreuses personnes dans l'assistance qui comptait des hauts gradés de l'armée, des dirigeants musulmans et chrétiens ainsi que plusieurs diplomates étrangers ont dansé pendant un bref intermède musical. "Ma foi est dans ma patrie, c'est ce qui me rend fier de dire "Je suis un Soudanais, je suis un Africain", a interprété le chanteur de pop Jamal Mustafa.

"C'est une terre où les gens sont bons, une terre pleine de ressources cachées". Des dizaines de personnes se sont ensuite précipitées vers le chef de l'Etat pour tenter de lui serrer la main alors que celui-ci marquait le rythme en claquant des doigts et saluait la foule. M. Béchir, vêtu d'une longue tunique traditionnelle blanche, n'a pas fait de dioscours mais a lancé des "Allah est grand" en saluant ses partisans après la cérémonie qui a duré une heure. Il a alors été acclamé par la foule qui a quitté le Hall de l'Amitié pour tirer des feux d'artifice, danser et pique-niquer dans les parcs publics.

La cérémonie était destinée à entériner une nouvelle loi électorale, approuvée la semaine dernière par le Parlement et qui permettra la tenue d'élections l'an prochain comme le prévoit l'accord de paix entre le Nord et le Sud signé en 2005.

Les orateurs ont salué ce "moment historique" qui permettra "la réconciliation du peuple soudanais". La décision du procureur de la CPI, de demander aux juges de la cour d'émettre un mandat d'arrêt contre le président soudanais pour "génocide" au Darfour, a été dénoncée par d'autres intervenants qui ont rejeté toutes les accusations contre le chef de l'Etat.

Il s'agit d'un "complot politique", a déclaré l'un des orateurs en ajoutant que le peuple soudanais avait toujours réussi à surmonter ces obstacles". "Monsieur le Président, ils ne vous toucheront jamais", a renchéri un autre hommme politique.
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Président Soudanais et le CPI

Message  setamir le Mar 15 Juil - 14:27

El Watan du 15 juillet 2008
Par Omar Berbiche

Deux poids, deux mesures


L’étau se resserre contre le président soudanais Omar El Bechir, contre lequel le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, vient d’émettre un mandat d’arrêt international pour « génocide » au Darfour soudanais. Pour l’heure, la procédure enclenchée par la Cpi se trouve au stade de l’accusation ; il appartiendra aux juges de La Haye, sur la base des éléments fournis par l’accusation, de décider de donner une suite favorable à la demande du procureur ou de demander un complément d’enquête. Le régime soudanais a vigoureusement rejeté ces accusations, menaçant les Nations unies d’une « réaction » si l’affaire était portée devant les instances onusiennes. Isolé au plan international, le régime soudanais se tourne naturellement vers les pays arabes et l’Union africaine en quête de soutiens face aux menaces de représailles de la CPI.

La Ligue arabe est convoquée pour une réunion de crise ce mercredi, tandis que l’Union africaine a « mis en garde » la CPI sur les conséquences de la mise en exécution des menaces de la Cour pénale internationale. Mais que peuvent la Ligue arabe ou l’Union africaine face à la machine infernale de la Cour pénale internationale qui ne se met jamais fortuitement en branle si elle n’est pas actionnée par les membres influents du Conseil de sécurité et notamment par les Américains qui n’ont jamais caché leur volonté d’en découdre avec le régime de Omar El Bechir ? L’accusation de la CPI n’est que la conséquence logique des pressions diplomatiques exercées par l’Onu depuis le début du conflit en février 2003 contre le régime de Khartoum et qui se sont traduites par une mission d’enquête en janvier 2005 de l’instance onusienne au Darfour dénonçant les « crimes contre l’humanité » du régime soudanais tout en considérant que Khartoum « n’a pas poursuivi une politique de génocide ». Deux années plus tard, en mars 2007, une autre mission de l’Onu enfonce le gouvernement soudanais accusé explicitement cette fois-ci d’avoir « orchestré et participé à des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Sur le terrain, le déploiement de la force hybride ONU-Union africaine (Minuad) de maintien de la paix au Darfour se heurte à des problèmes de logistiques qui rendent inefficaces et inopérantes cette force. Seuls 9200 soldats et policiers sur un total de 26 000 hommes prévus sont mobilisés.

Les derniers développements survenus dans le conflit du Darfour avec les accusations de la CPI contre le gouvernement soudanais qui a une responsabilité pleine et entière dans la situation qui prévaut au Darfour donnent à la crise soudanaise une nouvelle dimension. Il reste à savoir si la saisine de la CPI dans le conflit soudanais relève d’une décision souveraine du tribunal de La Haye qui se fonde sur des faits et des preuves irréfutables ou s’il ne s’agit que de nouvelles pressions politiques par Onu interposée et sous couvert de la Cour pénale internationale exercées sur le président Omar El Bechir pour l’amener à ouvrir des négociations avec les rebelles du Darfour. En tout état de cause, l’implication de la CPI dans le conflit du Darfour pose une fois de plus le problème de la vocation de cette cour qui intervient, juge et condamne avec une facilité déconcertante dans certains cas, ferme les yeux et se rend complice dans d’autres cas flagrants de conflits où sont impliqués les grandes puissances, à leur tête les Etats-Unis qui ne sont pas membres de la CPI et qui refusent qu’un de ses soldats soit déféré devant cette cour. C’est le cas en Irak, c’est aussi le cas en Palestine occupée où le peuple palestinien est victime d’un génocide au quotidien.
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A propos de: "le président soudanais et le CPI"

Message  setamir le Mar 15 Juil - 15:35

A propos de: "le président soudanais et le CPI"

Réponse de setamir

Rien d’extraordinaire ou d’étonnant avec cette Amérique arrogante et violente qui dicte par la menace de tout ce qui est bon ou mauvais dans le monde, qui provoque des guerres entre les Etats ou fait assassiner les opposants. C’est le Dieu du Monde. Les institutions internationales sont à ses ordres même si elles ne lui appartiennent pas ou ne les reconnaît pas telle cette Cour pénale internationale.
Qui peut actuellement dénoncer : la guerre injuste contre l’Irak et les violations des Droits de l’Homme commises ? La prison de Guantanamo et les tortures d’Abou Graïb ? Les outrages continus à l’ONU et aux Lois internationales? La prison « à ciel ouvert » qu’est Ghaza ? Le mur entourant la Cisjordanie tel un grand ghetto ? Les crimes commis contre les palestiniens et le Liban ? La poursuite de la construction de colonies et la violence des colons en plus du blocus ignoble imposé.
Singulièrement, se sont les Etats censés inspirer l’humanisme, qui sont pervertis en centres de leurs actions et de leurs projets funestes.
Que reste-il quand tout est dicté à partir de l’Amérique? Il n’y a actuellement de liberté que dans de rares journaux ou dans cet incontrôlable Internet. S’organiser en pôles régionaux? Même pour cela il faut son « accord ».
Il est vrai qu’on ne peut rien contre ce dictateur de Bush qui peut décider d’une guerre s’il estime qu’un pays risque de devenir sont ennemie, contre un Daniel Pipes expert en désinformation, un Richard Perle surnommé ‘prince des ténèbres’ artisan de la guerre contre l’Irak ou contre un David Frum et son ‘axe du mal’, un Douglas Feith, un John Hagee… pasteur etc. Et pourtant l’Amérique n’a jamais gagné de guerre du moins atteint ses objectifs dans une quelconque action dans le monde.
Comme toutes les absolutismes à travers les siècles, le monde renferme suffisamment de valeurs pour les déchoir. Car les tyrannies tombent toujours.
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