Contes philosophiques

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Message  renal le Mar 10 Juin - 21:23

Le jeune disciple reçoit la visite de son père, celui ci un puissant seigneur ne comprend toujours pas le choix de son fils....
- Pourquoi t'entêtes tu ? tu pourrais prendre ma succession, être riche et respecté au lieu de cela tu vis dans ce temple...Je ne comprends pas...
Le jeune disciple est assis en face de son père et avec calme et compassion il essaye d'expliquer son choix...
- Père je n'ai pas fait ce choix contre toi mais pour moi..
- Mais tu aurais pu avoir tout ce que tu voulais, tu aurais pu aussi étudier voyager...
Alors le jeune disciple dépose devant lui un grain de blé et un grain de riz...
- Voyez père le riz comme le blé peuvent nous nourrir, l'un n'est pas plus important que l'autre, pourtant si nous semons le grain de blé dans l'eau comme le riz celui ci va pourrir et ne donnera rien. Si nous semons le riz en terre et qu'il ne reçoit que peu d'eau celui ci va sécher et ne donnera rien. Pour pousser , grandir, ils ont besoin de conditions différentes mais ils nourriront de la même façon celui qui a faim. Ils sont différents et en même temps identiques.. Ils sont blé et riz mais sans eau et sans terre ils ne grandiront pas....
Le père reste silencieux devant le discourt de son fils, puis se lève, regarde son fils avec tendresse et respect. Il avance et le serre dans ses bras, il a comprit.
Dehors le vieux moine qui a été témoin de la rencontre sourit....
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Mar 10 Juin - 21:24

Attention !

Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse. l'OMBE (Organisation Mondiale du Bien-Etre) prévoit que des milliards d'individus seront contaminés dans les dix ans à venir.
Voici les symptômes de cette « terrible » maladie :
1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnements du passé.
2 - Manque total d'intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci (ceci représente l'un des symptômes les plus graves)
4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont, ce qui entraîne la disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.
5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées, ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d'amour.
6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit 'merci' et donne un sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
7 - Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.
8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son âme (prière, méditation...), ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.
9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu'en critique ou en indifférent
10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l'égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.
11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d'offrir au monde ses rêves d'un futur abondant, harmonieux et pacifique.
12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.

Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.
Cette maladie est extrêmement contagieuse !
Si vous présentez déjà quelques uns de ces symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.
Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir, qui est l'un des piliers centraux des croyance de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels
- des grèves de l'esprit belliqueux et du besoin d'avoir raison,
- des rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie,
- des cercles de partage et de guérison,
- des crises de fou rire et
- des séances de défoulement émotionnel collectives
Plein de Tendresse pour ceux et celles qui sont déjà contaminés !


par annick page publié dans : Chemins de sagesse
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Ven 4 Juil - 22:32

Obstacles

Le texte que je transcris ici n'est pas un conte. C'est plutôt une méditation guidée, dessinée en forme de rêverie dirigée, pour explorer les véritables raisons de quelques-uns de nos échecs. Je me permets de vous suggérer de le lire lentement, en essayant de vous arrêter quelques instants sur chaque phrase, en visualisant chaque situation.

J’avance sur un sentier.
Je laisse mes pieds me porter
Mes yeux se posent sur les arbres, sur tes oiseaux, sur les pierres.
À l'horizon se détache la silhouette d'une cité.
J'aiguise mon regard pour mieux la distinguer.
Je me sens attiré par elle.
Sans savoir comment, je me rends compte que je peux trouver tout ce que je désire dans cette cité.
Tous mes désirs, mes objectifs, mes succès, Mes ambitions et mes rêves se trouvent dans cette cité.
Ce que je veux obtenir, ce dont j'ai besoin, ce que j'aimerais le plus être, ce à quoi j'aspire, ce que je tente, ce pour quoi je travaille, ce que j'ai toujours convoité, ce qui serait la plus grande de mes réussites.
J'imagine que tout cela se trouve dans cette cité.
Sans hésiter, je me dirige vers elle.
Peu après m'être mis en chemin, le sentier se met à monter.
Je me fatigue un peu, mais ça n'a pas d'importance. Je continue.
Plus loin sur le sentier, j'aperçois une ombre noire.
En m'approchant, je me rends compte qu'un immense fossé m'interdit le passage. J'ai peur... Je doute.
Je suis contrarié de ne pouvoir atteindre mon but avec facilité.
Quoi qu'il en soit, je décide de sauter le fossé, Je recule, je prends mon élan et je saute... Je parviens à le franchir. Je me redresse et poursuis mon chemin. Quelques mètres plus loin apparaît un autre fossé. Je reprends mon élan et le saute aussi.
Je cours vers la cité : la voie paraît dégagée. Un abîme en travers du sentier me surprend. Je m'arrête. Impossible de le franchir. Sur un versant, je vois du bois, des clous, les outils. Je prends conscience qu'ils sont là pour construire un pont. Je n'ai jamais été habile de mes mains...
J'envisage de renoncer.
Je regarde le but que je désire... et je m'enhardis.
Je commence à construire le pont.
Passent des heures, des jours, des mois peut-être.
Le pont est terminé.
Tout ému, je le traverse et, en arrivant de l'autre côté..., je découvre
le mur.
Un mur gigantesque, froid et humide, entoure la cité de mes rêves...
Je me sens abattu...
Je cherche comment l'éviter.
Il n'y a pas moyen.
Je dois l'escalader.
La cité est si proche...
Je ne laisserai pas le mur me barrer le passage.
Je me propose de grimper.
Je me repose quelques minutes et reprends mon souffle...
Soudain j'aperçois sur le bord du chemin, un enfant qui me regarde comme s'il me connaissait. Il m'adresse un sourire complice.
Il me rappelle moi... lorsque j'étais enfant.
Pour cette raison sans doute, j'ose exprimer ma plainte à voix haute.
« Pourquoi tant d'obstacles entre mon objectif et moi ? »
L'enfant hausse les épaules et me répond :
« Pourquoi me poses-tu cette question ? Les obstacles n'étaient pas là avant que tu n'arrives...
C'est toi qui les y as mis. »
JORGE BUCAY
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Message  renal le Ven 5 Sep - 19:16

La bonne prière

Un pauvre homme entra dans une mosquée, se joignit à la prière commune, à laquelle il ajouta une prière particulière, personnelle, qu'on appelle un dua. Il demandait à Allah de lui donner de la nourriture, d'apporter dans sa maison démunie des fruits, de la viande, des légumes, de la semoule, et surtout de ne pas oublier de lui apporter une bouteille de raki, une liqueur qu'il aimait beaucoup.
Un homme qui se tenait devant lui entendit sa prière, se tourna et lui dit :
— Au lieu de demander à Allah du raki, ne ferais-tu pas mieux de lui demander de fortifier ta foi, afin que tu sois sauvé au jour du jugement dernier ?
— Mais non, répondit le pauvre homme. J'ai demandé à Allah ce qui manque, dans ma vie. Et ce qui me manque, ce n'est pas la foi, c'est le raki.
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Message  renal le Ven 5 Sep - 19:17

Les trois questions

On trouve l'histoire suivante à la fois en Islande et en Turquie.
Un homme devait répondre à trois questions, au lever du jour, sous peine d'avoir la tête tranchée. Mais un de ses amis, un simple gardien de troupeau, vint à sa place trouver les hommes d'armes. Il se déclara prêt à répondre. On lui dit gué s'il ne trouvait pas la bonne réponse, il aurait sa propre tête tranchée. Il accepta.
Le chef des hommes d'armes lui dit :
Voici la première question. Combien y a-t-il de chargements de sable sous toutes les côtes d'Irlande ?
— Un seul chargement, dit l'homme, à condition d'avoir une charrette assez grande.
— Voici la seconde question, dit le chef. Combien je vaux ?
— Vingt-neuf pièces d'argent, répondit l'homme.
— Comment arrives-tu à ce compte ?
— Notre Seigneur Jésus-Christ a été vendu pour trente pièces d'argent Et tu ne le vaux pas tout à fait.
Cette réponse fut acceptée, comme la première. Alors le chef des hommes d'armes demanda :
— Voici la troisième question. Fais bien attention. Combien y a-t-il d'étoiles dans le ciel ?
— Neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, répondit l'homme aussitôt.
— Comment le sais-tu ?
— Eh bien, si tu ne me crois pas, monte là-haut ce soir et compte-les.
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Ven 5 Sep - 19:19

Le meilleur fils
Une histoire éthiopienne nous montre un vieil homme qui, sur le point de mourir, appela ses trois fils et leur dit :
— Je ne peux pas diviser en trois ce que je possède. Cela laisserait trop peu de bien pour chacun de vous. J'ai décidé de donner tout ce que j'ai, par héritage, à celui qui se montrera le plus habile, le plus intelligent. Autrement dit : à mon meilleur fils. J'ai posé sur la table une pièce de monnaie pour chacun de vous. Prenez-la. Celui qui, avec cette pièce de monnaie, achètera de quoi remplir la case, aura tout.
Ils partirent. Le premier fils acheta de la paille, mais il ne parvint qu'à remplir la case jusqu'à mi-hauteur. Le deuxième fils acheta des sacs de plumes, mais il ne réussit pas davantage à remplir la case.
Le troisième fils qui eut l’héritage n’acheta qu’un seul objet. C’était une bougie. Il attendit la nuit, alluma la bougie et emplit la case de lumière.
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Message  setamir le Sam 6 Sep - 1:05

Ah! C'est intelligent effectivement. Il sort ainsi de l'obscurité vers la lumière. De l'obscurantisme vers la connaissance.
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Message  renal le Mar 9 Sep - 19:02

TON TRESOR, C’EST TA VIE

Il était une fois un jeune homme très pauvre. Il n’avait que ses yeux pour voir le ciel et l’horizon. Il n’avait rien que ses mains pour cueillir ce qu’il pouvait trouver pour se nourrir.
Il n’avait rien que ses jambes pour courir les chemins et gravir les montagnes.

Lors d’une nuit d’été pleines d’étoiles, assis sur un rocher sur le bord du sentier, alors qu’il se lamentait sur son existence misérable et qu’il rêvait de fortune, une étoile filante, sans doute égarée se posa sur la cime d’un if tout proche et s’adressa au vagabond d’un air tout effronté
« - Cherche le trésor et tu deviendras riche ! »
Puis elle disparut.

Le jeune homme très pauvre et n’ayant donc rien à perdre obéit aussitôt et partit se mettre en quête du trésor.
Il parcourut tous les continents.
Il traversa toutes les mers et tous les océans.
Il fouilla toutes les îles.
Il sillonna tous les déserts.
Il fit la rencontre de toues sortes de gens, de toutes les idées, de tous âges et de toutes les couleurs.
Mais jamais il ne put mettre la main sur le trésor convoité.

De retour à son point de départ, longtemps, longtemps plus tard, il retrouva son rocher, plein de désespoir d’avoir tant cherché sans pouvoir rien trouver.

L’étoile filante réapparut alors et lu dit :
« - Regarde comme tu est devenu riche aujourd’hui de tous ses voyages,
De toutes ces découvertes,
De toutes ses rencontres,
De tous ces rêves partagés …
Ton trésor mon ami,
C’est ta VIE !
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Mer 10 Sep - 19:15

UNE QUÊTE DU BOHNEUR

Un beau matin, fatigué de la vie, fatigué de lui,
Il est parti à la recherche du bonheur.
Il crut le voir et se dit qu’il pourrait le saisir
En tendant simplement la main.
En chemin, il vit dans le fossé
Le bonheur de la beauté des coquelicots, des marguerites et des bleuets.
Il s’en fit un bouquet qui aussitôt dans ses bras se dessécha et s’effeuilla.
Sûr le bonheur n’était pas là.

Un peu plus loin il vit dans une forêt,
Le bonheur et la clarté d’un rayon de soleil.
Il courut vers lui pour en être inondé.
A peine arrivé, un nuage du ciel éteignit la lumière jaillie dans le bois.
Sûr, le bonheur n’état pas là.

Enfin, oublié sur un banc,
Il fut bien étonné de trouver un violon.
Il le prit à pleine mains pour en tirer un son, mais le violon grinça pleura.
Sûr le bonheur n’était pas là.

Fatigué de lui, fatigué de la vie,
Ce soir-là, bredouille, il rentra chez lui.
Le lendemain, il repartit.

En chemin, il vit au fond du fossé un enfant qui pleurait.
Il cueillit un coquelicot, une marguerite et un bleuet
Et les lui offrit pour le consoler.

Un peu plus loin, il vit dans la forêt un vieillard qui grelottait.
Il tira le rayon du soleil vers lui pour le réchauffer.

Enfin sur le banc, il vit un jeune homme qui chantait.
Il prit le violon et fit glisser l’archet pour l’accompagner.

Le bouquet de fleurs et le sourire retrouvé de l’enfant,
Le rayon de soleil et le repos du vieillard,
La musique du violon et la mélodie du jeune homme,
Le parfumèrent
Le réchauffèrent,
Et le bercèrent
De bonheur.
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Mer 10 Sep - 19:15

LES DEUX GRAINES
Deux graines reposaient l'une à côté de l'autre dans une terre fertile au printemps.
La première graine dit :
"Je veux grandir ! Je veux plonger mes racines profondément dans la terre et lancer ma tige haute dans les airs... Je veux voir mes bourgeons s'ouvrir comme des drapeaux annonçant l'arrivée du printemps... Je veux sentir le soleil réchauffer mon visage et la rosée matinale bénir mes pétales ! "
Et elle grandit !
La deuxième graine dit :
"J'ai peur. Si je plonge mes racines dans la terre, je ne sais pas ce qui m'attend dans cette obscurité. Ma tige est fragile, si j'essaie de percer la croute de terre pour m'élever dans les airs, elle risque de se briser. Et si, à peine entrouverts, un ver venait à manger mes bourgeons ? Et si je montrais ma fleur, qui sait ? Un enfant pourrait m'arracher de la terre. Non, il vaut beaucoup mieux attendre pour sortir qu'il n'y ait plus aucun danger."
Et elle attendit !
Un oiseau qui passait par là, fouillant la terre en quête de nourriture, trouva la graine qui attendait et vite la dévora.
Moralité Ceux qui ne veulent pas prendre le risque de grandir se font avaler par la vie.
Patty Hansen
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:52

Voici un trés beaux texte :

L'ART DE SE TAIRE

Souvent passe un regard, un regard soutenu

Tes yeux sur les yeux de l'autre

Deviner la signification de leur éclat

Lire le futur immédiat plus loin que la pupille

Vouloir dire beaucoup de choses, mais retenir son envie

Serrer les lèvres

Permettre que circulent les idées sans qu'elles sortent à l'extérieur

Augmenter l'espace entre les questions et les réponses

Laisser les muscles se dessiner sur le visage

Attendre un signe

Maintenir la respiration. Penser que l'autre aussi pense

Analyser, espérer

L'économie de paroles : une vertu qui n'est pas l'alpanage des religieuses cloîtrées

Un jeu que pratiquent ceux qui savent faire les fous

Ceux qui comprennent que toutes les questions méritent une réponse

Que la solution n'est pas toujours d'ouvrir la bouche

Pourquoi tout dire ?

Pourquoi ne pas conserver en soi un peu de ce que l'on pense ?

Pourquoi ne pas convertir secret quelques unes des idées qui font leur apparition sans préavis, au moins avec l'illusion que le temps la mûrisse et la transforme en idée plus durable ?

Pourquoi ne pas comprendre, au moins une fois , que la parole n'est pas aussi rapide que la pensée et que tout ce que l'on trouve dans l'esprit ne peu se convertir en paroles ?

Comprendre que l'on peut aussi parler par gestes

Que le silence... parfois devient un cri

On garde le silence dans les hôpitaux, les veillées funèbres les actes solennels

On garde le silence par pudeur, par respect, par douleur

Apprendre à se taire sans autre motif que sa propre volonté

Se taire pour écouter

Se taire pour regarder

Se taire pour apprendre

Se taire pour se taire

Se taire pour convertir le silence en complice

Se taire pour savoir si un écho existe

Se taire parce que tout ce qui ne nous convient pas d'écouter, nous le disons à l'oreille, dans l'intimité d'une confession, avec le volume d'un cri, avec l'accent des grandes révélations.

Se taire pour comprendre que le silence est le masque des sons les plus beaux.

Manier le silence est plus difficile que de manier la parole

CLEMENCEAU
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:53

Voici un trés beaux texte :

L'ART DE SE TAIRE

Souvent passe un regard, un regard soutenu

Tes yeux sur les yeux de l'autre

Deviner la signification de leur éclat

Lire le futur immédiat plus loin que la pupille

Vouloir dire beaucoup de choses, mais retenir son envie

Serrer les lèvres

Permettre que circulent les idées sans qu'elles sortent à l'extérieur

Augmenter l'espace entre les questions et les réponses

Laisser les muscles se dessiner sur le visage

Attendre un signe

Maintenir la respiration. Penser que l'autre aussi pense

Analyser, espérer

L'économie de paroles : une vertu qui n'est pas l'alpanage des religieuses cloîtrées

Un jeu que pratiquent ceux qui savent faire les fous

Ceux qui comprennent que toutes les questions méritent une réponse

Que la solution n'est pas toujours d'ouvrir la bouche

Pourquoi tout dire ?

Pourquoi ne pas conserver en soi un peu de ce que l'on pense ?

Pourquoi ne pas convertir secret quelques unes des idées qui font leur apparition sans préavis, au moins avec l'illusion que le temps la mûrisse et la transforme en idée plus durable ?

Pourquoi ne pas comprendre, au moins une fois , que la parole n'est pas aussi rapide que la pensée et que tout ce que l'on trouve dans l'esprit ne peu se convertir en paroles ?

Comprendre que l'on peut aussi parler par gestes

Que le silence... parfois devient un cri

On garde le silence dans les hôpitaux, les veillées funèbres les actes solennels

On garde le silence par pudeur, par respect, par douleur

Apprendre à se taire sans autre motif que sa propre volonté

Se taire pour écouter

Se taire pour regarder

Se taire pour apprendre

Se taire pour se taire

Se taire pour convertir le silence en complice

Se taire pour savoir si un écho existe

Se taire parce que tout ce qui ne nous convient pas d'écouter, nous le disons à l'oreille, dans l'intimité d'une confession, avec le volume d'un cri, avec l'accent des grandes révélations.

Se taire pour comprendre que le silence est le masque des sons les plus beaux.

Manier le silence est plus difficile que de manier la parole

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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:54

En ce moment je suis en train de lire les fable d'Esope, j'ai appris il n'y a pas longtemps (il n'est jamais trop tard pour apprendre ) que Lafontaine avait fait ses fables, en s'inpirant d'Esope.

Le coq et la perdrix

Un homme élevait des coqs dans sa maison. Un jour, il acheta sur un marché une perdrix domestique, la rapporta chez lui et la plaça avec les coqs. Mais ceux-ci la frappèrent à coups de becs et la chassèrent. «Ils me méprisent parce que je suis d'une autre race », se dit-elle et elle en eut gros cœur. Quelques jours passèrent; la perdrix constata que les coqs se battaient également entre eux et ne se lâchaient qu'une fois couverts de sang. Alors elle se dit : a Je n'ai plus à me plaindre d'avoir été frappée par ces coqs puisqu'ils se frappent aussi entre eux. »

Cette fable montre que les gens sensés supportent facilement les vexations des autres quand ils voient que ces autres s'en prennent aussi bien à leurs proches.
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:55

Celui là Charly peut te rappeller quelqu'un !!!

Le berger et le loup

Un berger trouva un jour un louveteau. Il le prit et le nourrit avec ses chiens. Quand le louveteau eut grandi, il se lançait avec les autres chiens à la poursuite de tous les loups qui venaient enlever des moutons. Et quand les chiens, épuisés, renonçaient à courir et s'en revenaient sur leurs pas, lui, en loup qu'il était, continuait jusqu'au bout la poursuite. Après quoi, il rentrait au bercail. Quand aucun loup n'enlevait de mouton, il allait de lui-même en pourchasser un en cachette pour s'en repaître avec les chiens. Jusqu'au jour où le berger, voyant ce qui arrivait, en finit avec lui en le pendant à un arbre.

Cette fable montre qu'un naturel pervers n'engendrera jamais de caractère honnête.
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:55

Voici un autre conte d'Esope, vous trouverez sans doute la fable que Lafontaine en a faite. La morale ne vient pas de moi, mais de Esope.

La fourmi et le bousier

Pendant l'été, une fourmi, à travers la campagne, ramassait des grains de blé et d'orge et les entassait chez elle pour s'en nourrir pendant l'hiver. Un bousier, la voyant, railla son labeur et sa fièvre, en une saison où tous les autres animaux, soulagés de leurs durs travaux, se prélassent à ne rien faire. La fourmi ne répondit rien sur le moment, mais lorsque l'hiver arriva, le mauvais temps noya les bouses et le bousier tout affamé alla chez la fourmi implorer un peu de nourriture. Et l'autre répondit : « Bousier, si au lieu de te moquer de moi quand je peinais, tu avais travaillé toi aussi, tu aurais maintenant de quoi manger. »

II en est de même pour les hommes qui, ne manquant de rien, négligent l'avenir pour en pâtir ensuite, quand les temps ont changé.
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:56

Un petit dernier en vous souhaitant bonne lecture

Zeus et le renard

Zeus, impressionné par l'intelligence et l'esprit du renard, lui décerna le titre de roi des animaux. Mais il voulut savoir si, en changeant de condition, il avait également changé | ses habitudes de rapine. Aussi, un jour que le renard se faisait transporter en litière, lâcha-t-il un bousier sous ses yeux. L'autre, en voyant l'insecte voler autour de lui, ne put y résister et sauta pour l'attraper, sans la moindre vergogne. Et Zeus, indigné par ce geste, le remit dans son état premier.

Cette fable montre que les gens vicieux ne changent jamais de nature, sous quelque dehors qu'ils se montrent.


La morale de cette histoire me plaît bien, quand quelqu'un est sournois c'est rare qu'il change même en faisant semblant.
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Re: Contes philosophiques

Message  renal le Lun 22 Sep - 17:58

Les autres fables se trouvent à la fin de la page 1
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