Coup d’état en Mauritanie: Le président renversé par les militaires

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Coup d’état en Mauritanie: Le président renversé par les militaires

Message  setamir le Jeu 7 Aoû - 23:21

Coup d’état en Mauritanie

Le président renversé par les militaires


La Mauritanie vient de vivre son troisième coup d’Etat depuis son indépendance. Le premier président, élu démocratiquement en mars 2007, a été en effet déposé hier par la junte militaire.


Sidi Ould Cheikh Abdallahi, désigné comme l’homme de l’armée, a été arrêté par un commando de militaires hier à 10h au Palais présidentiel, ainsi que son Premier ministre et le ministre de l’Intérieur qui ont été surpris dans leur bureau. Le principal instigateur de ce putsch est bien le général Mohamed Ould Abdel Aziz, démis dans la matinée de ses fonctions de commandant de la garde présidentielle du président mauritanien.

C’est ce qu’a déclaré à l’AFP le porte-parole de la présidence, Abdoulaye Mahmadou Ba. « Le général Ould Abdel Aziz, chef d’état-major particulier du président et commandant de la garde présidentielle, démis de ses fonctions dans la matinée, est le meneur du coup d’Etat, en réaction à son éviction », a-t-il indiqué, soulignant que « le président de la République Sidi Ould Cheikh Abdallahi a émis la matinée un décret nommant quelques nouveaux officiers au niveau de la garde présidentielle, de l’état-major national et la garde nationale. Mais, Mohamed Ould Abdel Aziz et deux autres généraux ont refusé d’obtempérer à l’ordre présidentiel et sont entrés en rébellion contre l’ordre constitutionnel », a précisé, toujours à l’AFP, le porte-parole de la présidence. « Cela s’est fait sans violence pour la bonne raison que ce sont des éléments putschistes qui assuraient la sécurité du président », a poursuivi la même source. Les généraux Ould Cheikh Mohamed Ahmed et Mohamed Ould Abdel Aziz étaient les deux membres du conseil militaire de transition qui avaient conduit de 2005 à 2007 la transition démocratique en Mauritanie, sous la férule du colonel Mohamed Val.

Ces généraux ont été promus récemment par le président déchu avant que ce dernier ne tombe en disgrâce de la junte militaire. Juste après le coup d’Etat, la police a fermé le siège du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), parti du président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi. L’aéroport de Nouakchott a été également fermé. Ce coup d’Etat vient ainsi aggraver la crise politique dans laquelle patauge le pays depuis des mois. Les putschistes justifient leur acte par l’incapacité avérée du président à gérer la situation de crise. Selon le porte-parole des parlementaires « frondeurs » dont 48 ont démissionné mardi, le député Sidi Mohamed Ould Maham a souligné que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi faisait « les frais de ses mauvaises décisions ». Il estime ainsi que « par sa décision portant éviction des généraux, le président Abdallahi s’est attaqué de front à l’armée qui a réagi pour le déposer et, en quelque sorte, il fait les frais de ses mauvaises décisions ». Ces députés contestataires avaient auparavant demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire visant la fondation de l’épouse du président, accusée de détournements de fonds publics. Les putschistes se sont organisés en Conseil d’Etat transitoire chargé de redresser la situation et de préparer le terrain pour la désignation d’un nouveau président. Ce nouveau coup d’Etat jette l’émoi dans la rue mauritanienne. Des habitants sont sortis quelque temps après l’annonce de la nouvelle pour manifester dans les rues de Nouakchott contre la déposition du président Abdallahi. Ils considèrent cela comme un retour en arrière dans le processus de démocratisation de la Mauritanie. Un processus qui semble se terminer en queue de poisson.

Par M. A. O.
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Re: Coup d’état en Mauritanie: Le président renversé par les militaires

Message  setamir le Jeu 7 Aoû - 23:42

Mauritanie : la junte militaire promet des élections "libres et transparentes"


LEMONDE.FR avec AFP | 07.08.08 |


"Je m'engage personnellement à préserver l'Etat de droit, les libertés des citoyens et les institutions démocratiques existantes. (...). Aucune institution républicaine ne sera suspendue." Dans un entretien au Temps et au Soir, jeudi 7 août, le nouvel homme fort de la Mauritanie, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, s'est voulu rassurant, au lendemain du coup d'Etat militaire qui a renversé le pouvoir en place à Nouakchott.

Le chef de l'Etat, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu du pays, a été arrêté mercredi lors de la prise de pouvoir par les militaires. "Ce n'est pas un coup d'Etat. Il s'agit d'une action destinée à sauver le pays", a souligné le chef de la garde présidentielle, qui a conduit le putsch. L'arrestation du président et du premier ministre se serait réalisée "sans violence", selon le porte-parole de l'institution présidentielle, Abdoulaye Mahmadou Ba. "Pour la bonne raison que ce sont des éléments putschistes qui assuraient la sécurité du président", a-t-il précisé.
La junte a promis une élection présidentielle "libre et transparente" dans "une période qui sera la plus courte possible". Mais aucune date n'a été avancée.

Ce coup de force intervient 15 mois après l'élection présidentielle du printemps 2007, saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe, et trois ans après le coup d'Etat militaire qui avait renversé en août 2005 le président Maaouiya Ould Taya. A l'époque, les militaires s'étaient engagés à rendre le pouvoir aux civils et à organiser des élections démocratiques.

CRISE POLITIQUE

Mais le putsch de mercredi affirme s'inspirer du précédent. Il s'agit de "remettre sur les rails un processus politique que l'armée a initié le 3 août 2005 et qui avait débouché sur la mise sur pied d'institutions démocratiques", affirme le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier, chef d'état-major particulier du président, avait été démis de ses fonctions dans la matinée, ce qui avait provoqué la colère des militaires.

La Mauritanie traverse une crise politique depuis deux mois. Le président de la république était en rupture avec sa propre majorité au Parlement. Une cinquantaine de députés, souhaitant enquêter sur le financement de la fondation caritative de l'épouse du président, ont démissionné du parti présidentiel. Certains des parlementaires frondeurs ont appelé, jeudi, à une marche de soutien au coup d'Etat. De leur côté, les militaires auraient également peu apprécié la gestion par le président de la menace terroriste, notamment après les attentats d'Aleg et de Nouakchott. Ainsi que le retour dans les cercles du pouvoir d'anciens proches de l'ère de Maaouiya Ould Taya.
L'aéroport de Nouakchott, fermé mercredi dans la journée, a de nouveau ouvert dans la soirée. Aucune violence n'a été rapportée dans la capitale. L'ONU, les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Union africaine ont condamné le coup d'Etat.


Condamnation unanime de la communauté internationale

Les putschistes prennent visiblement soin de ne pas provoquer la communauté internationale, qui a condamné le coup d'Etat, quinze mois après une présidentielle saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe. Jeudi, l'Egypte s'est dite "consternée" par le coup d'Etat et la Ligue arabe a fait part de son "extrême" inquiétude. Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait dit regretter "profondément" le coup d'Etat, tandis que la Commission européenne exigeait jeudi la libération du président mauritanien et de son premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghfadu, également retenu, comme préalable à l'organisation de nouvelles élections. Dans un communiqué, la France "a fermement mis en garde les auteurs du coup d'Etat, qui pourraient faire l'objet de mesures à leur encontre dans l'hypothèse où un retour à la légalité constitutionnelle ne serait pas rapidement assuré". De son côté, l'Union Africaine a également exigé "la libération du président de la République islamique de Mauritanie et des autres personnalités arrêté
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Message  liberio le Sam 9 Aoû - 1:40

Voici 02 commentaires publiés dans un journal



1-Anonyme

Encore une tragi-comédie qui m’a fait penser à cette histoire véridique : l’ex-dirigeant yougoslave, le maréchal TITO (les allemands disent de lui qu’il n’a pas volé ses galons de maréchal,en hommage à sa bravoure,à son génie de grand stratège et de fin tactitien à la tête de la résistance de son pays face aux troupes aguerries d’Hitler) ; à la fin d’une visite officielle qu’il fit au Maroc, et en réponse à une question du roi HASSAN II qui voulait savoir ce que pensait son hôte de son pays, celui-ci lui glissa presque paternellement à l’oreille "Majesté, vous avez trop de généraux pour un petit pays". Ce conseil n’étant pas tombé dans l’oreille d’un sourd, on su ce qu’il advint par la suite après la tragédie de Skhirat et celle du Boeing royale qui a failli être abattu par la chasse marocaine. Le roi, connu pour sa cruauté, son cynisme et sa ruse se fit un énorme plaisir de mettre en application le conseil du vieux maréchal :il décapita son armée en envoyant pratiquement l’ensemble de ses généraux devant le peloton d’éxécution, pas moins !Le roi a mis en pratique le proverbe bien de

chez nous " netkadda bih goudam la yataacha bya - je ferais de lui ma bouffe de midi avant qu’il ne fasse de moi sa bouffe du soir. Quant à notre ami le président mauritanien,pour son malheur,il n’a pas eu un Tito pour le conseiller ! QUANT AU PEUPLE FRERE de la république islamique de mauritanie il doit faire le deuil car il vient d’enterrer son premier pouvoir élu démocratiquement
- un coup d’état de sous-développés - réalisé avec cette déconcertante facilité est coup d’état doûteux ! La Mauritanie est un pays trop bien surveillé par les services secrets occidentaux de part sa situation géographique,ses (Ex ?) relations avec l’état hébreux (que le président déchu s’apprêttait à remettre en cause ??) et surtout ses récentes découvertes d’hydrocarbures.

C’était certainement un pouvoir qui dérangeait ; non seulement les potentats repus du régime mais certainement les intérêts maffieux des pays occidentaux qui se donnent àcoeur joie au pillage de ces pays encore faibles et incapables de se protéger par un arsenal juridique efficace et par des hommes compétents, intégres et dévoués à leurs peuples.
____________

2- Par setamir

Les pays sous développés n’ont pas besoin de généraux.Ce sont des grades que l’on acquière en principe en combat et suite à des exploits.
Ces généraux de salon aux ventres gros et gras, repus sont soit des marionnettes du régime s’ils sont bien engraissés et assurés de l’impunité soit des sous-traitants ou faire-valoir de maîtres puissants qui en useront le moment venus lorsque des intérêts maffieux se trouvent compromis.
Nous l’avons déjà dis et écrit,les ex-colonies pourvoyeuses de matières premières resteront dirigées par le même esprit colonialiste prédateur des ex-colonisateurs.Les « Droits de l’homme » la « Liberté » et autres principes humaniste dont-ils se drapent pour menacer de « sanctions internationales »,d’inculpation de chef d’Etat, même en exercice, qui risque de compromettre leurs projets des puissants ; ne sont que prétextes pour perpétuer leur domination.leurs intérêts, leurs privilèges.
Avec les exemples de pays qui ont amorcé une ouverture démocratique et les ingérences sournoises que l’on connaît, chacun est convaincu que les sincères ‘principes humanistes’ (devenu « fonds de commerce ») sont loin d’être ’admis’ par ces pays qui se considèrent toujours « tuteurs ».
Démocratie de façade oui ! La vraie non ! Car celle-ci « réservée » pour eux ne s’accommode pas avec leur stratégie hégémoniste.
Alors, Il appartient aux pays visés de riposter de façon sage et comme il se doit à ce « nouvel ordre des grands » injuste et déstabilisant en s’organisant soi-même selon les intérêts de leur peuple(plus sécurisant) plutôt qu’en s’appuyant sur un rapport de force (toujours aléatoire) Il leur appartient aussi de condamner et de réagir sans ambiguïté aux méfaits des bourreaux, dictateurs et autres tyrans potentiels sans quoi le « Droit d’ingérence humanitaire », expression des mauvaises consciences,sort sa trique de maitre des lieux.
Ce qui s’est passé en Mauritanie n’est pas et ne sera pas l’exception en Afrique ; ce continent paradoxal.
Que dire à cet Occident néo colonialiste arrogant, habitué à dicter et non à écouter, à recevoir et non à donner, à imposer et non à conseiller, à menacer et non à dialoguer… ? Seulement qu’il est vain d’imposer quoi que ce soit par la force. L’Histoire en est témoin ! Qu’ils seraient mieux inspirés par leurs éclairés pour faire changer radicalement d’approche et de stratégie pour permettre aux Etats, pourvoyeurs de matières premières sources du mal car tant convoité, d’amorcer sincèrement leur développement et de vivre en paix. On s’étonnera, alors, du formidable potentiel caché d’un continent connu pour sa sagesse et sa résistance à l’adversité.
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